Zola prétend créer un « roman expérimental » et une littérature « scientifique ». A-t’il raison de considérer son roman comme une démarche scientifique ? En nous appuyant d’œuvre de Zola ou d’auteurs naturalistes, nous répondrons à cette question en déterminant dans un premier temps les éléments « scientifiques » des romans de Zola, et dans un second temps en expliquant les limites de l’entreprise scientifique chez Zola. Tout d’abord, la littérature de Zola est fondée sur les sciences naturelles ainsi que les lois de l’hérédité. En effet, comme nous le montre le roman « Le Docteur Pascal » écrit en 1863 par Zola, nous montre que cet auteur est très soucieux des lois de l’hérédité. Dans le second chapitre de ce roman, Zola a écrit : « L’hérédité, au lieu d’être la ressemblance, n’était que l’effort vers la ressemblance, contrarié par les circonstances et le milieu. » est une partie de l’étude sur les lois de l’hérédité très poussée dans les romans de Zola. De plus, Zola s’inspire des sciences sociales et humaines dans sa littérature. Effectivement, dans « Thérèse Raquin », roman écrit en 1868 par Zola, l’auteur étudie les tempéraments et non des caractères. Il a choisi des personnages souverainement dominés par leurs nerfs et leur sang, afin de faire une étude sociale et humaine sur ces personnages. Il affirme cela dans la seconde édition de la préface de son roman. Aussi, Zola fait une étude sociale dans son roman « La Curée » lorsque le mari de Renée, Saccard, découvre que cédant à sont désir, Renée a entretenu une relation incestueuse avec son beau-fils Maxime. Nous avons donc dans cette extrait une part de psychologie, ce qui peut être considérer comme partiellement scientifique. En outre, les sciences et le naturalisme ont beaucoup de points communs, tel que l’assurance. Zola a une certaine volonté de décrire la réalité le mieux possible; il peint un décor et des personnages dignes de faits réels dans tous ses romans naturalistes. Zola fait de nombreuses observations scientifiques dans ses romans. Dans « Le Roman expérimental », Zola explique que le romancier est fait d’un observateur et d’un expérimentateur, qualités d’un scientifique. Enfin, l’entreprise scientifique chez Zola a tout de même des limites. En effet, Zola s’inspire de source scientifique mais il n’est pas du tout un scientifique. Il ne fait que s’inspirer de source scientifique tel que l’étude de la médecine expérimentale de Claude Bernard, mais il ne trouve rien lui-même, ou alors ce n’est que fabulation. Un scientifique cherche une solution à un problème en formulant différentes hypothèses et en vérifiant si elles s’avèrent correctes. Les naturalistes quand à eux affirme quelques chose mais ne le démontre pas. Ils font une fiction sur leur idée et font en sorte que ce qu’il pense soit correct. Nous pouvons presque qualifier ce comportement de propagande, car ils essayent d’inculper à leurs lecteurs leur idéologie. De plus, les écrivains naturalistes inventent leur histoire, ils créent une fiction dans laquelle ils choisissent leurs personnages et le destin de chacun d’eux dans le but d’approuver leur théorie. Ceci n’a rien de scientifique car le romancier par ce procédé obtient le résultat qu’il veut obtenir et n’a jamais tort car il n’écrirait pas une fiction qui ne lui donnerait pas raison et même si c’était le cas le résultat ne serait toujours pas approuvable n’ayant subit aucune expérience dans le monde réel. Zola croit pouvoir établir le déterminisme absolu des phénomènes humains mais ses écrits ne représentant pas ce qu’il a observé dans la réalité mais étant tout simplement conçus par son imagination, ils ne peuvent être considérés ni de scientifiques ni d’expérimentaux. Zola n’est pas un auteur « objectif ». En effet, il exagère souvent dans ces romans et utilise des hyperboles tel qu’il a si bien fait dans le septième roman des Rougon-Macquart « L’Assommoir » qu’il a écrit en 1877, en comparant l’alambique à un monstre dans le chapitre II, ou encore dans « La Curée » écrit en 1871 ou la encore nous avons la description d’une serre présenter comme une sorte de monstre. Cela n’a rien d’un comportement pouvant être qualifié de scientifique, car les scientifiques expriment avec précision les choses, sans en rajouter comme le font les naturalistes. Ils expriment leurs idées le plus clairement possible, sans utiliser de figure de style ou toute chose pouvant semer le doute sur l’affirmation décrite.